viveca sten les secrets de l'ile

Date de parution : 2011

Edition originale : I natt är du död

Livre broché, Kindle, poche : Albin Michel, Fnac, Amazon, Livre de Poche

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Avis de Véro :
Pour ce 4ème livre, Viveca Sten utilise des retours sur le passé en évocant les chasseurs-côtiers suédois entourés de mythe … l’histoire est plus sombre et plus sordide… La vie personnelle de Nora et Thomas évoluent.

Avis de Nice-Matin :
Très sombre, ce polar vous fera frissonner, entre suspense et mystère...

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Mais si le meurtrier avait une arme, vraisemblablement un pistolet, pourquoi ne pas simplement abattre Fredell ? Il n’avait pas cherché à cacher le caractère contraint de la mort de Fredell. Il aurait été aisé d’appuyer sur la détente. Avec un silencieux, personne n’aurait rien entendu. Encore une fois, son raisonnement se mordait la queue.

Il allait mourir et elle serait veuve bien trop tôt. Rien n’y ferait, ni la rage, ni les larmes. Le savoir avait donné un prix aux moments passés ensemble. Plutôt que de s’attrister de voir le quotidien devenir un fardeau de plus en plus lourd, elle appréciait la possibilité qu’elle avait de lui faciliter l’existence. Elle avait éprouvé une joie nouvelle, même si leur vie commune avait pris un tour bien différent de ce qu’ils avaient prévu. Pour le meilleur et pour le pire, avait-elle promis devant le pasteur vingt-quatre ans plus tôt et,  à son étonnement, elle avait découvert que le pire offrait lui aussi des sujets de joie. La gratitude dans les yeux de son mari quand elle comprenait sans un mot ce dont il avait besoin. L’amour exprimé par la tape d’une main tremblante. C’était devenu sa mission : faire en sorte qu’il conserve la joie de vivre même si son corps lui faisait défaut.

Je t’ai retrouvé ce poème d’Elias Sehlstedt que je t’ai mentionné hier sur Korsö. Je te l’ai recopié. Nora fut touchée… Elle prit le papier et lut à voix basse :

Sonnez trompette pour
Avén ! Salve d’honneur !
Que la fortune cueille pour
toi toutes ses fleurs !
En ce lieu solitaire ton
propre commandant,
Tu n’es pas dérangé par
les cloches du port.
Au sommet de la tour,
dans ta chambre céleste,
Pareil à un soleil tu
éclaires le monde,
Et entretiens la flamme sur
le bord du rivage.
Que les fils de la mer
n’aillent s’y abîmer.