mission a haut brion de alaux jean pierre

Date de parution : 21/01/2004

Livre broché ou poche ou format Kindle : Fnac, Amazon, Decitre, Chapitre

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Le sang du terroir, préalablement publié sous forme de romans, est conçu sur le principe d’une série de 10 tomes articulée autour d’un personnage récurrent particulièrement novateur. En alliant intrigue policière et fiction immergée dans le terroir, la série propose une synthèse originale entre deux genres fortement typés et très appréciés du grand public. Les deux premiers tomes de la collection sont Mission à Haut-Brion et Noces d’or à Yquem.

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Avis Véro :

Une façon de valoriser notre patrimoine culturel et gastronomique à travers un roman policier... Des héros attachants que l'on a envie de retrouver !

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Extraits :

Il se souvenait surtout de son parfum. Celui qu’elle rangeait sur l’étagère de la salle de bains. Le flacon mauve scintillant à l’odeur lourde et sucrée. Le flacon mauve scintillant à l’odeur lourde et sucrée. Adulte, il était un jour entré dans une parfumerie pour le retrouver et avait souri en découvrant le nom : Poison.

Elle avait l’habitude d’en vaporiser sur ses poignets avant de passer ces derniers sur le cou et, si elle était en jupe, sur les chevilles.

Il trouvait ce geste très beau. Ses poignets frêles qui se frottaient l’un contre l’autre. Le parfum se répandait autour d’elle dans la pièce et il attendait toujours avec impatience l’instant où elle arrivait tout près de lui, se penchait et l’embrassait. Toujours sur la bouche. Si doucement qu’il lui arrivait de se demander si le baiser était réel ou s’il avait seulement rêvé.

« Occupe-toi de ta sœur », disait-elle avant de se volatiliser.

Il ne se rappelait plus s’il répondait à voix haute ou s’il se contentait de hocher la tête.

Le bon l’avait emporté sur le mauvais. Parfois, la nuit, quand il se débattait avec ses cauchemars, il n’en était plus si sûr. Mais, une fois la lumière du jour revenue, le mauvais se tapissait de nouveau dans l’ombre.

Parfois il avait l’impression de se souvenir de l’autre, celle qui n’était pas aussi douce, pas aussi belle. L’autre, avec la voix froide et implacable. Dure et cassante comme du verre.

L’odeur d’iode. Et d’eau. Les oiseaux criards dans le ciel et le bleu qui s’étendait à l’horizon. Le roulis d’un bateau. L’impression que quelque chose se modifiait. Une disparition.

L’envie de découvrir le monde extérieur se faisait de plus en plus forte.  Parfois elle les laissait courir dans l’herbe, mais seulement de courts moments. Et toujours avec un éclat d’angoisse dans les yeux qui le faisait anxieusement guetter les monstres qu’elle disait cachés, les monstres dont elle était la seule à savoir les protéger.

La menace était particulièrement tangible la nuit. Si jamais ils arrivaient quand elle dormait. Si jamais elle ne se réveillait pas à temps. Avant qu’il en soit pas trop tard.

Il ne devait pas. Il le savait. Mais il ne pouvait s’en empêcher. Sœur n’aimait pas qu’il supplie, qu’il quémande l’inaccessible… Il avait besoin de savoir ce qu’il y avait au-dehors. Ce qu’il y avait au-delà de la forêt, au-delà des champs. Là où elle allait chaque jour, quand elle les laissait seuls dans la maison.

Elle avait fini par céder. Un tout petit tour, pas plus. Une petite incursion dans l’immensité, dans l’inconnu. Ensuite ils rentreraient. Et il cesserait de demander.

Patrick regarda Martin qui répondit. Non, nous sommes malheureusement de retour à la case départ. Börje n’était définitivement pas abstinent, et Elsa semble avoir eu une relation normale à l’alcool, ni abstinente, ni sur consommatrice.

Patrick se demandait ce que ça faisait d’avoir sa femme comme patron. Même s’il se considérait comme un adepte de l’égalité entre les sexes et un homme de progrès, il aurait sans doute eu du mal à accepter qu’Erica soit son supérieur. D’un autre côté, elle non plus n’aurait probablement pas apprécié de l’avoir comme chef.

Un instant, Erica envisagea de tout remettre dans le coffre et de fermer le couvercle.

Mais, telle Pandore, elle était beaucoup trop curieuse pour pouvoir laisser le couvercle fermé. Il lui fallait chercher la vérité. Quelle qu’elle soit.

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Série télévisée sur France3

sang de la vigne

De nouvelles enquêtes, aussi goûteuses que corsées, attendent Benjamin Lebel, le brillant oenologue et détective au flair aiguisé, créé par Jean-Pierre Alaux et Noël Balen, auteurs de la collection de romans policiers "Le Sang de la vigne" (éditions Fayard). Fin connaisseur et grand amateur de vin, Pierre Arditi retrouve avec délice son personnage qui l’emmène explorer de nouvelles terres viticoles et percer leurs mystères... "Le Sang de la vigne m’offre l’immense plaisir d’associer mon métier de comédien à ma passion des grands crus. De plus, pour le téléspectateur, cette série ne ressemble à aucune autre. Elle l’entraîne dans un voyage où la télévision n’a pas l’habitude de l’emmener, à savoir la visite et la découverte des vignobles français."


Du nez et du flair 

La méthode d’analyse de Benjamin est très proche de celle d’un inspecteur de police, même si ce sont ses papilles, sa bouche et son nez qui sont ses principales armes. Une particularité du personnage qui a, dès le départ, passionné Pierre Arditi.
"Même si les mécanismes du polar sont présents, ce sont la sensibilité, la culture et la personnalité de Benjamin Lebel qui permettent de résoudre les crimes. Les très bons alcools sont aussi des breuvages qui titillent l’imaginaire et nous parlent : ils sont, diton, les révélateurs de nos âmes." La vérité serait-elle au fond du verre ?


Les crus et les régions

Après le Bordelais et la Charente, son expertise d’oenologue éclairé mène Benjamin Lebel sur des enquêtes criminelles en Champagne, en Touraine et dans le Gers. "C’est un homme qui aime le terroir et qui ressent profondément les êtres et les choses. Il aime se laisser guider par sa mémoire gustative, les arômes et les saveurs.
Le vin, comme ceux qui le produisent, sont différents selon les régions. C’est un peu comme si la géographie avait non seulement façonné la terre, instauré des méthodes de vinification, mais également forgé les hommes".

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Le vin est une énigme, la solution est dans le verre (Benjamin Cooker)

Le bon vin réjouit le coeur de l'homme (Bible - Livre Ecclésiaste)

Jean-Pierre Alaux et Noël Balen - Noces d'Or à Yquem (Sang de la vigne - tome 2)

Quizz : l'oenologie