Mosaïques de lectures et d'images

25 août 2016

Gérard-Henri Hervé : Peur sur Pont-Aven

peur sur pont aven gerard henri herve

Date de parution : novembre 2015

Livre de poche : Coop Breizh, Fnac

 

barre separation peur sur pont aven

Avis de Véro :

Belle intrigue sur la mort d'un responsable du bagad (Penn Soner) à Pont-Aven.

 

Pont-Aven est une commune du département du Finistère dans la région Bretagne en France. Pont-Aven est surnommée « la cité des peintres » car de nombreux peintres dont Gauguin y ont séjourné.

 

barre separation peur sur pont aven

Extraits :

 

Dans un roman policier, le coupable n’est jamais loin, c’est l’auteur. Robert Sabatier

 

La complainte sensuelle et mélancolique des bombardes mêlées au brame des cornemuses langoureuses et aux percussions cristallines et rapides des caisses claires, résonne sur les places Paul Gauguin et de l’Hôtel de Ville, au centre de Pont-Aven. Sous un ciel lumineux, le soleil joue à cache-cache avec les nuages. La meute de touristes qui ceinture les musiciens ne veut rien manquer à la répétition alléchante du bagad, donnant la chair de poule aux spectateurs novices.

 

Cornemuses, bombardes et tambours résonnent sur la place de l'Hôtel-de-Ville de Pont-Aven pour la plus grande joie des touristes, avides de musique traditionnelle. Alison Wealow, enchantée de découvrir ces festivités celtiques locales, se risque même à quelques pas de danse.
Mais... problème, Armel Kergourlay, le penn soner responsable du bagad de Moëlan-sur-Mer tarde à rejoindre le groupe.
Après une heure d'attente, et surtout l'arrivée tonitruante de la gendarmerie nationale, la nouvelle brutale tombe : le cadavre du jeune homme vient d'être retrouvé flottant dans un parc à huîtres sur la rivière Belon, à quelques kilomètres de la cité des peintres.

 

C’est simple, tu attires la mort. Tu es pire que le sinistre et hideux personnage de la mythologie bretonne, le squelette armé d’une faux, qui vient récupérer les corps des défunts la nuit… L’Ankou, c’est bien ça ! Une nouvelle fois tu prends les chemins de l’Ankou, le sinistre gendarme de la nuit. J’ai noté cette idée chez un écrivain célèbre…

 

L’ambition est de frapper à la porte de la cour des grands pour postuler au but suprême, parvenir au Saint-Graal espéré de tous les sonneurs, l’inaccessible étoile des Bagadoù : la première catégorie !

 

 

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24 août 2016

Pont l'Abbé : Monument dédié aux Bigoudens

Fête des Brodeuses 2016 (213) Monument dédié aux Bigoudens

Monument dédié aux bigoudens
Pont l'Abbé - Bretagne
@Jean-Louis Malpertu

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22 août 2016

Firmin le Bourhis : embrouilles briochines

firmin le bourhis embrouilles briochines

Date de parution : Octobre 2007

Livre poche : Fnac, Amazon, Palémon

barre separation firmin le bourhis

Note de l’auteur :

L’auteur s’empare, comme habituellement, d’une véritable affaire criminelle et, au terme, d’une étude approfondie des faits et avec l’aide d’officiers de police judiciaire, en donne une version romancée aussi proche que possible de la réalité… Un fait réel qu’il transpose dans d’autres lieux pour y bâtir une enquête qu’il livre à votre perspicace lecture…

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Citations de l’auteur :

« Le type qui a dit qu’on avait toujours tort de donner des explications avant cent fois raison ! » Agatha Christie (1890-1976)

« C’est la plus grande de toutes les faiblesses que de craindre trop de paraître faible » Jacques Bénigne Bossuet (1627-1704)

« La pensée d’un homme est avant tout sa nostalgie ». Albert Camus

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Avis Véro :

Policier agréable à lire. L’auteur nous emmène à Saint-Brieuc

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Extraits

Confirmant une fois encore la célèbre maxime de Samuel Beckett : « l’homme a besoin de changer de merde, la nouvelle merde effaçant temporairement l’ancienne permet, après un intervalle, de remuer l’ancienne un peu différemment ».

Phil et François se dirigèrent aussitôt vers le centre hospitalier de Quimper situé tout en haut de la ville, avenue Yves Thépot, et que tout le monde continuait à appeler l’hôpital René Laënnec, nom de l’ancien hôpital, en hommage à ce médecin né à Quimper en 1781, qui inventa le stéthoscope et l’auscultation.

Il faut bien savoir une chose : lorsque l’on tourne en rond, on creuse un sillon dans lequel on s’enfonce ; tandis que lorsque l’on tourne en spirale, on s’élève peu à peu jusqu’à dominer les contingences. Et, vous le savez bien, la solution n’est pas dans le bas-fond mais tout en haut dans les sphères de l’âme et de l’être.

C’est sûr, mais quand nous détiendrons des faits précis, des informations sérieuses pour tout comprendre et tout expliquer, ce ne sera plus un problème. Dans notre métier, il n’y a rien de pire que le doute et une fausse piste pour alimenter une rumeur que personne ne peut ensuite contrôler et, trop souvent, cela nous retombe dessus.

François fut intrigué par son regard. Comme son père, il portait la marque de certains évènements qui frappent à jamais un être dans son corps et dans son âme : des drames qu’aucun raisonnement ne peut jamais effacer, excuser ou apaiser… il lui faisait penser à ces visages de malades chroniques exprimant la souffrance résignée… mais sans espoir.

Vous avez entendu ? rajouta Vincent. Ça ressemble au roulement de tambour avant le saut de la mort, vous ne trouvez pas ? Je vais vous dire, monsieur Cesson. Moi, je crois au Mal. Je crois que notre âme est un tissu où le Bien ou le Mal s’entrecroisent, mais chez certains, il y a prépondérance de l’un des éléments, si vous voyez ce que je veux dire…

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20 août 2016

Ma bibliothèque - Texte de Francoise

ma bibliothèque

Ma bibliothèque idéale


Ma bibliothèque idéale est un lieu ouvert aux amis et aux gens de passage qui parfois trouvent là de quoi se distraire ou se nourrir. Les autres passent librement leur chemin... ou s'attardent simplement pour regarder et bavarder.

Elle se trouve entre deux troncs d’arbres dont les larges houppiers se rejoignent afin de la protéger de la pluie. Les livres sont rangés sur des étagères de planches brutes, parfois sur des plaques d'ardoise. Les lectures en cours s’empilent au sol sur de larges rondins de frêne servant également de sièges, à moins qu'on ne préfère lire allongé sur l'herbe tendre, au milieu des pâquerettes et des violettes.

Les arbres qui soutiennent ma bibliothèque continuent tranquillement de grandir, entraînant au fil des années les étagères et leurs livres vers le haut... Il faut donc de temps en temps réaménager l'ensemble afin que les livres restent toujours à portée de main. Mais je laisse les planches du dessus vides de sorte que peu à peu, ma bibliothèque idéale fera office d’échelle et permettra de monter au ciel... :)

Vous l’avez compris, ma bibliothèque idéale est vivante, libérée de la passivité morne et poussiéreuse que l’on trouve dans les lieux dédiés aux livres. On y entend le chant des oiseaux, le clapotis d'un petit ruisseau et le vent chargé de feuilles en automne. On y respire l'odeur du lilas au printemps, de la lavande en été, des camélias en automne et des roses toute l'année. On y entend aussi de grands éclats de rire les jours de fête, et parfois, le plaisir de l’amour...

Françoise

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19 août 2016

Poésie : Tu vois, un jour est passé - Esther Granek

tu vois un jour est passé

Tu vois,
Un jour est passé.
Quel beau jour c’était !
Mais tu l’ignorais.

Tu vois,
Bien qu’à ta portée,
Tu l’as laissé là
Car tu ne savais.

Tu vois,
Ce jour-là s’offrait.
Fallait lui parler.
Et qu’en as-tu fait ?

Tu vois,
Il resta muet
et terne d’aspect
comme tant de journées.

Tu vois,
Fallait l’inviter.
Fallait le bercer
Et t’y réchauffer.

Tu vois,
Fallait t’y lover
Et t’en imprégner.
Il t’appartenait.

Tu vois,
Il s’en est allé
Et trop tard tu sais
Qu’il ensoleillait.

Tu vois,
Un jour est passé.
Et tu regrettas.
Quel beau jour c’était !…

Esther Granek, Ballades et réflexions à la façon de Françoise, 1978

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18 août 2016

Mélodie - Rhita Benjelloun

melodie

Mélodie

Elle est mon fidèle accompagnant
Dans mes tristesses et folies
Mon consolant, et unique calmant
Dans mes instants de mélancolie

Elle est ma berceuse durant la nuit
Je m’endors sur ses sons
Fanatique que je suis
Elle me garnit d’émotions

Je m’emporte sur ses cadences
En récitant ses dires
Pas à pas je danse
Un véritable instant de plaisir

Rhita Benjelloun, 2012

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15 août 2016

Camilla Läckberg : l'enfant allemand

camilla lackberg l'enfant allemand

Date de parution: 02/01/2011

Titre original : Tyskungen

Livre broché, poche, Kindle : Actes Sud, Amazon, Fnac

ligne separatrice l'enfant allemand

Avis Véro

Toujours une enquête étonnante avec ce constant jeu sur le passé et le présent... J'ai beaucoup aimé l'histoire et les sauts dans le temps.

Ouest France

On retrouve avec plaisir une cinquième fois Erica Falck dans ce roman à la noirceur Nordique.  

ligne separatrice l'enfant allemand

C’est pourquoi des hommes comme Frans Ringholm l’effrayaient tant. Ils ne voyaient pas les nuances, les différences, ils se contentaient de regarder brièvement l’apparence avant d’y coller des préjugés ancestraux. C’était ce manque de discernement qui les avait forcées à fuir, sa mère et elle. Quelqu’un avait déterminé qu’un seul chemin était le bon. Des gens qui estimaient posséder l’intelligence, la force et la puissance nécessaires pour fixer la norme.

C’était un véritable historien, très à cheval sur les faits et extrêmement soucieux de montrer l’histoire telle qu’elle est, pas telle que lui ou quelqu’un d’autre aurait souhaité la voir. Erik ne peignait pas. Il faisait des puzzles. Lentement, morceau après morceau, il révélait la vraie image de la réalité. Un bout de ciel bleu par-ci, un bout de pré vert par-là, jusqu’à ce qu’il puisse exhiber le résultat au monde. Certes, il n’aurait jamais pu le terminer, dit-elle et la tendresse fut de retour dans ses yeux. Le travail d’un historien n’est jamais fini.

La rage devait être une flèche qu’on décochait en visant avec soin, pas une hache qu’on faisait tournoyer sauvagement autour de soi. Il avait déjà tenté cette voie-là. Tout ce qu’il y avait gagné, c’était une vie passée en grande partie derrière les barreaux et un fils qui ne supportait pas de le voir.

Des rumeurs couraient que la mort les guettait là-bas. Ils savaient qu’on les appelait les prisonniers NN. Nacht und Nebel. Nuit et brouillard. Ils étaient supposés disparaître, mourir, sans procès, sans jugement. Seulement glisser dans la nuit et le brouillard. Ils avaient entendu toutes les histoires, s’étaient préparés à ce qui pourrait les attendre au terminus.

Pour s’aérer la tête, elle alla surfer un peu sur Internet. Une idée lui vint et elle tapa un mot-clé dans la case de recherche, « Ignoto militi », avant de cliquer sur Rechercher…. Et la tombe du soldat inconnu, « Ignoto militi », signifiait tout simplement « Au soldat inconnu ».

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13 août 2016

Poésie : si je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel...

si je pouvais

Si je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel
Brodé de lumière d'or et de reflets d'argents
Le mystérieux secret, le secret éternel
De la nuit et du jour, de la vie et du temps,

Avec tout mon amour je le mettrais à tes pieds.
Mais tu sais je suis pauvre et je n'ai que mes rêves
Alors c'est de mes rêves qu'il faut te contenter.
Marche doucement, car tu marches sur mes rêves.

Traduction libre de « He wishes for the clothes of heaven » de W.B. Yeats par Keyvan Sayar par Françoise

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08 août 2016

Le saviez-vous ?

chiffre 7

Le saviez-vous ?



Le nombre 7, symbole de la perfection, fut utilisé au Moyen-Âge pour déterminer l'âge du page (7 ans), de l'écuyer (14 ans) et du chevalier (21 ans).

Le nombre 17 porte malheur en Italie comme il portait déjà malheur dans la Rome antique. En latin, 17 s'écrit XVII, anagramme de VIXI qui signifie "j'ai vécu", donc "je suis mort". C'est la raison pour laquelle Napoléon Bonaparte a reporté son coup d'État au 18 brumaire. L'équivalent italien de notre vendredi 13 est donc le vendredi 17.

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